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GLOSSAIRE - partiel הדפס דואל

Ahava - amour.

‘Avodat Hachem (ou tout court : ‘avoda) - service de l'Eternel. Il est très important de rappeler que la racine du terme ‘avoda - est ‘e-v-d, d'où sont issus par exemple le verbe ‘avod (servir) et le nom ‘évèd (serviteur). La première étape vers la réalisation de la personne n'est autre que l'acceptation du joug divin, même au prix du « sacrifice » de sa vie, pour le dévoilement de la Royauté d'Hachem (cf. Bilvavi Tome 6, chap. 4 et 8). Cette notion nous est enseignée par Moché Rabbénou, le seul qu'Hachem appelle « mon serviteur fidèle » (Bamidbar 12, 7).

Bina - sagesse, compréhension.

Birkat hamazon - bénédiction récitée après un repas comprenant du pain.

Chelom-bayit - la paix du foyer.

Da'at - la connaissance.

Dvékout - attachement. Le terme exprime un état d'union avec une autre entité. Le but ultime de la dvékout est l'attachement à Hachem (dvékout bHachem) qui passe par la dvékout avec toutes les créatures.

Emouna - croyance, foi. Fait référence à l'une des capacités les plus profondes de l'âme, celle qui lui permet de faire le lien entre la créature et son Créateur (cf. Bilvavi Tome 9, chapitre 1). Faisons remarquer que les deux termes, « croyance » et « foi », mettent en évidence deux aspects différents de la émouna. La « croyance » c'est la émouna au stade intellectuel, lorsque l'intellect accepte celle-ci sans s'y opposer. Le cœur de l'homme n'est cependant pas forcément en accord complet avec l'intellect, il peut encore avoir des doutes, ou se poser des questions sur ce que l'intellect est parvenu à accepter. Quand le cœur aura lui aussi atteint ce niveau d'acceptation, alors seulement on pourra parler d'une émouna qui rempli l'être en tout son intérieur. Il nous semble que le terme français de « foi », fait allusion à cet état. Une fois le cœur rempli de foi, l'homme pourra alors faire preuve de fidélité, de néémanout (terme issu de la même racine que le mot émouna).

Gan ‘Eden - paradis.

Guéhinom - enfer.

Guilgoul - réincarnation.

Hachem - littéralement traduit par « le Nom », ce terme fait référence au Nom ineffable qui s'écrit mais ne se prononce pas : celui du Créateur à l'origine de toute existence, qui est l'essence même de l'existence et transcende toute définition lexicologique (cf. Bilvavi Tome 9, chapitre 9). Nous ferons remarquer que, excepté les citations de versets bibliques, c'est volontairement que nous n'avons pas écrit « D.ieu » comme de coutume, pour la simple raison qu'il nous a été ordonné de ne pas prononcer le Nom Divin en vain. Et plus encore, notre cœur doit éprouver de la crainte et nos membres trembler lorsque le Grand Nom Divin, ainsi que toute autre appellation d'Hachem, sont mentionnés. Car cela est interdit, que ce soit en hébreu (lachone hakodech) ou dans toute autre langue, et nous sommes dans l'obligation de nous soumettre à cette interdiction (cf. Kitsour Choul'han ‘Aroukh du Rav S. Ganzfried zts"l, chap. 6, § 3).

Hachga'ha (pratite) - Providence (individuelle).

HKB''H - abréviation de « HaKadoch Baroukh Hou », traduit communément par « le Saint Béni soit-Il ». Le terme désigne Hachem notre Créateur. L'expression hébraïque revêt une grande profondeur et elle exprime une extraordinaire puissance. Par cette expression, Hachem notre Créateur est perçu comme étant d'une part « Kadoch », et d'autre part « Baroukh ». Il est Kadoch, c'est-à-dire inaccessible à toute perception, insaisissable, échappant à tout sens matériel ou même spirituel. Malgré cela, il est Baroukh, c'est-à-dire source de toute abondance (il est à noter que la traduction de baroukh, « béni soit-Il » n'exprime pas ce lien qui unit le Créateur et ses créatures). Cette apparente contradiction est inhérente à tout ce qui se réfère au Créateur, d'où la profonde nécessité de l'usage de la émouna dans la ‘avodat Hachem, faute de quoi il serait par définition impossible de parvenir à un état d'attachement réel (dvékout) au Créateur, Celui-ci échappant à tout entendement.

Hichtadlout - effort personnel, initiative de l'homme dans les limites du libre arbitre.

Hitbodédout - fait de s'isoler.

‘Hass véChalom ; ‘Hass vé'halila ; ‘Halila - Implorations par lesquelles l'homme demande au Maître du Monde de le préserver d'épreuves, de dangers ou de toute chose lui inspirant la crainte. Dans leur signification plus profonde, ces locutions expriment le cri de l'âme confrontée à la peur, généralement (consciemment ou pas) dans une situation où il est question de vie ou de mort, c'est-à-dire lorsqu'un des aspects fondamentaux sur lesquels repose sa vie risque - ou est sur le point - d'être ébranlé ou remis en question. Dans la langue française certaines expressions ont été forgées sur leur modèle : « à D. ne plaise ! », « que D. nous en préserve ! » (voir toutefois ce que nous avons précisé au sujet de la prononciation de « D. » - cf. Hachem).

‘Hassidout - piété.

‘Hechbon néfech - introspection, examen de conscience.

‘Hechbonot harabim - l'origine de ce terme se trouve dans Kohélèt (chap. 7, v. 29) : « D. a créé l'Homme (Adam) droit, et eux ont choisi de faire toutes sortes de calculs (‘hechbonot rabim) ». Ce verset, d'après l'interprétation de nos Sages, fait allusion au premier homme, Adam Harichone. En effet, de par sa nature, tel qu'il a été créé, Adam était « droit », en ce sens que son esprit n'était pas tortueux, il ne recherchait pas toutes sortes de détours et de tergiversations. Cette droiture originelle découlait de la vertu de la témimout (innocence et naïveté pures) de l'âme qui dominait en lui. Du fait de la prépondérance de cette qualité, Adam manifestait une simplicité authentique dans toutes ses démarches, toutes ses actions étant guidées par l'influx divin qu'il recevait à tout instant de façon claire et perceptible (cf. Ram'hal Adir baMarom, pp. 414-415).

Cependant, Adam et ‘Hava avaient une épreuve à surmonter, l'épreuve de « l'arbre de la connaissance » (‘Ets haDa'at). Celle-ci consistait (nous n'explorerons pas ici les profondeurs du sujet) d'une part à utiliser la faculté du da'at, les ‘hechbonot, l'analyse intellectuelle pour comprendre la nature de la tentation qu'ils éprouvaient d'enfreindre l'ordre divin (cf. Ram'hal Da'at Tévounot, § 40 pp. 27-30 dans l'édition du R. Fridlender), et d'autre part à faire preuve d'innocence pure (témimout) en suppliant Hachem d'être guidés par l'influx divin qui pendant l'épreuve ne se dévoilait pas à eux (cf. Messilat Yécharim début chap. 20). Il s'agit-là d'une grande question : dans quelle mesure l'homme doit-il déployer ses efforts, c'est-à-dire faire hichtadlout, et dans quelle mesure doit-il se laisser guider par l'influx divin ? Pour agir de manière juste, il faut être capable de discerner si l'impulsion intérieure ressentie provient de l'âme ou si elle découle d'une tentation, ou bien encore si les deux influences sont mêlées (cf. Messilat Yécharim ibid.). Ce sont là, en tout cas, deux forces contradictoires présentes chez l'être humain, et le véritable travail de l'homme porte sur ce point, à savoir quand et dans quelle mesure l'homme doit-il utiliser chacune d'entre elles (cf. chap. Emouna - Existence et Présence d'un Créateur § 44).

En réalité, cette épreuve ne s'est pas seulement présentée à Adam Harichone ; chaque homme se trouve confronté à la même épreuve, chaque homme a la capacité de faire renaître en lui les forces lui permettant de la surmonter (Ram'hal Adir baMarom p. 417 ; cf. Bilvavi Tome 7 p. 8 ; Rambam- lois concernant la Chémita et le Yovel chap. 13 loi 13 ; Rav S. R. Hirsch Béréchit 2, 9 ; 2, 16 ; 3, 19)

‘Hokhma - savoir.

‘Houchi (au fém. ‘Houchite) - concret, palpable, sensible.

Kavana - intention.

Lachone hakodech - La langue sainte - l'hébreu - par laquelle furent créés les Mondes et qui est le langage de la Torah.

Lachone hara' - l'expression (littéralement : mauvaise langue) désigne à la fois la médisance et la calomnie.

Léchem chamayim - de façon absolument désintéressée (littéralement : pour les Cieux).

Mitsva (au pl. Mitsvot) - couramment traduit par « commandement », « prescriptions », le terme désigne les 613 mitsvot « ordonnées » par la Torah ou les 7 mitsvot prescrites par nos Sages, de mémoire bénie. Il est à noter que même s'il s'agit bien d'« ordres », de « commandements », cet aspect ne constitue que la forme extérieure des mitsvot ; dans leur essence, et telles que les définit le Zohar, les mitsvot sont plutôt des « conseils ». L'Homme est par essence doté de libre arbitre (ba'al bé'hira). Cela signifie qu'il est digne de se voir confier un libre choix ; il n'est pas un esclave à qui il faut donner des ordres, sans quoi il serait capable de « se cacher » de sa propre conscience pour échapper à ses « obligations ». En outre, le mot mitsva exprime également par allusion la notion d'association, tsavta en araméen, l'un des buts des mitsvot étant de faire de nous des « associés » attachés au Créateur (cf. chap. Définition de la finalité de la Vie § 9 et 16).

Mou'hachi (au fém. Mou'hachite) - concret, palpable, sensible.

Néchama - âme.

Néfèch - l'être intérieur d'une personne.

Nétila - ablution rituelle des mains.

Nistar - caché, formulation à la troisième personne.

Nokhéa'h - présent, formulation à la deuxième personne.

‘Olam haBa - bien que communément traduit par « le monde à venir », ce qui sous-entend un monde qui vient « après » ce « monde-ci », il faut toutefois bien comprendre qu'il ne s'agit-là que d'un langage « emprunté », dû au fait que nous sommes encore souillés par la faute de l'arbre de la connaissance (‘Ets haDa'at). Le ‘Olam haBa est en réalité le monde spirituel que découvre toute personne qui, après s'être nettoyée de cette souillure, goûte les fruits de « l'arbre de la Vie » (‘Ets ha'Hayim) (cf. chap. Définition de la finalité de la Vie § 13 ; Rambam hilkhot Téchouva chap. 8 loi 8 ; Bilvavi - Parachat ‘Ekev 5765 ; Ram'hal Da'at Tévounot § 70 et fin § 72). En d'autres termes, le ‘Olam haBa est le monde de « l'éternité », à savoir le monde qui n'est pas soumis au temps mais transcende cette notion même. L'homme ne peut y accéder qu'à condition de parvenir à un état d'attachement parfait à Hachem, jusqu'à l'intégration complète en l'Infini, béni soit-Il, puisque Lui seul est au-delà du « temps », comme l'enseignent nos Sages, de mémoire bénie (TB Roch haChana 32b) : « ‘Béréchit' (le Commencement, la Genèse) est aussi un maamar (une parole) », ce qui signifie que « le temps » est aussi une création, celui-ci faisant partie des dix paroles, les dix « maamarot », par lesquelles Hachem crée le monde (cf. explications du Bilvavi sur le Ba'al Chèm Tov ‘al haTora - 2° et 3° chapitres).

Parouch - ascète (littéralement : séparé).

Roua'h hakodech - esprit de prophétie.

Sefarim HaKedochim - les ouvrages de nos Sages, de mémoire bénie (littéralement : les livres saints).

Te'hiyat hamétim - résurrection des morts.

Téfila - prière (Cf. § 136).

Tikoun - réparation.

Torah - fait principalement référence à l'enseignement divin reçu et transmis par Moché Rabbénou. Le terme Torah présente plusieurs connotations, entres autres : la « lumière » du terme or, contenu dans le mot, ou encore l'« enseignement » de par la racine du terme (y-r-h), qui est celle du verbe yaroh, enseigner (cf. Bilvavi Tome 9, chapitre 8).

Tsaddik - juste.

Yétser hara' - mauvais penchant.

Yé'hida - Il s'agit de la partie de l'âme qui est au plus profonde de l'être. Yé'hida vient du terme ya'hid, qui signifie « unique » - sa particularité consiste à reconnaître de par sa nature l'Unique au monde, Yé'hido chel ‘Olam, HKB''H.

Yé'hido chel ‘Olam - l'Unique au monde, HKB''H.

Yir-at Hachem - la crainte d'Hachem. Remarquons que la racine du terme Yir-a est proche de celle du verbe Rao (cf. Béréchit 22, 12-14) qui signifie « voir », « regarder ». On y voit une allusion au fait que la crainte d'Hachem s'éveille dans le cœur d'une personne lorsque celle-ci se sent « regardée » et « observée » par Hachem (cf. Ram'hal, Messilat Yécharim chap. 25).

 
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