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Francais - Un sanctuaire dans mon Coeur äãôñ ãåàì

 

bil_french.jpgUn SANCTUAIRE dans mon CŒUR
Essai traitant de méthodes d'acquisition
de la Emouna (croyance, foie
ainsi que de la Dvékout) adhésion
en Hashem béni soit Son Saint Nom

 

 

Première esquisse de traduction, non corrigée

 

Introduction

Cet ouvrage a pour but de nous enseigner, ainsi que de nous montrer comment l'être humain peut atteindre le niveau décrit dans le « Messilat Yécharim » ("La voie des Justes", chap. 1) dans les termes suivants : « seule la dvékout (l'adhésion) en Hashem constitue la véritable perfection, tout comme disait le roi David (Psaumes 73, 28) : " Et pour moi, la proximité de D. me fait du bien ", parce qu'en effet uniquement cela est le bien, et celui qui pense que quelque chose d'autre l'est se trompe, n'étant que pure vanité et néant !!...».

Tel est le fondement de base qui se transmet dans cet ouvrage dont les notions sont basées et érigées sur les socles des fondements de la sagesse. Mais comme la compréhension n'est pas donnée à tout le monde, nous n'avons donc pas cité les sources de chaque enseignement ; nous avons uniquement signalé la voie qui nous permet de le faire. Cependant celui dont l'âme cherche aussi à comprendre cela, la thora n'est-elle pas à sa porte et quiconque désire porter son joug, qu'il vienne et le porte !

Et voici que les choses vont et s'étendent, cependant nous nous sommes efforcés de ne pas nous éloigner de la principale source, laquelle se focalise sur la manière d'acquérir une dvékout en Hashem concrète et simple. C'est la raison pour laquelle nous avons réduit de beaucoup tout ce que nous aurions pu écrire et nous nous sommes efforcés d'écarter tout ce qui aurait pu sortir l'élève de l'essence même du sujet. Notre intention par cela est de clarifier à tout moment le but de l'homme, qui n'est autre que d'acquérir la dvékout en Hashem, que Son Nom soit béni.

one.jpgDéfinition du But de la Vie

Le premier travail de l'homme est de chercher à savoir pourquoi il a été créé. Nous allons introduire brièvement cette notion. Tout juif sait de manière évidente que le créateur est à l'origine du monde, de sa propre personne, qu'il donne la subsistance au monde entier et par voie de conséquence pourvoit aussi à sa propre subsistance.

De plus, le Créateur dit à tout être humain ce qu'Il attend de lui. Cependant, le problème se pose lorsque l'homme ne comprend pas très bien ce qu'attend de lui le Maître du Monde, ce qu'Il lui demande de faire de son vivant. S'agit-il d'un homme qui ignore que la Thora est d'origine céleste ? Or, n'a-t-on pas reçu la thora préalablement, elle qui transmet à l'homme que le but de sa vie est d'accomplir les 613 mitsvot ?

En effet, le monde est appelé en hébreu haolam. Ce terme vient de la racine he'elem, à savoir dissimulation. De ce fait, le monde renferme un grand désordre car telle est Sa volonté. En effet, tant que l'homme ne montrera pas un désir ardent et ne s'efforcera pas de rechercher avec précision « ce que Hashem ton D. te demande », il ne découvrira pas le but de la vie, laquelle suivra son cours de manière désordonnée et masquée ; en effet, il sera dépourvu de règles bien définies qui pourraient lui permettre de servir son Créateur.

Certes, l'homme sait qu'il doit accomplir les 613 mitsvot. Cependant, servir Hashem ne consiste pas uniquement à appliquer les 613 mitsvot de façon décousue, au vol. Celles-ci doivent être accomplies par l'homme et constituer pour lui un édifice qui lui permettra de se construire véritablement. Pour cela, l'homme doit être éclairé convenablement : il doit comprendre notamment pourquoi accomplir les mitsvot constitue la construction d'un édifice, il doit connaître le soubassement de cet édifice, son prolongement et le but existentiel de toute mitsva. En d'autres termes, il appartient à l'homme de chercher à savoir comment l'accomplissement des mitsvot construit son âme et quel processus permet la réalisation de cela, à savoir la phase initiale, le déroulement et l'objectif des mitsvot.

Les 613 mitsvot ont été données à l'être humain mais c'est à l'homme de savoir par quelle mitsva doit-il commencer (certes, certaines mitsvot doivent être accomplies quotidiennement, d'autres à des moments spécifiques et nous savons quand nous devons les accomplir, mais il ne s'agit pas là de ces mitsvot), entre autres, aimer Hashem, Le craindre, s'attacher à Lui...Les mitsvot sont nombreuses et nous devons les ordonner. Ne pas connaître cet ordre revient à masquer certaines choses. Sous ce he'élem ou dissimulation, il est difficile de parvenir au but ultime des mitsvot.

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Tout d'abord, avant de rentrer dans les détails, l'homme doit s'assurer de sa propre volonté à rechercher et vérifier cela. Ainsi, il doit avoir un regard juste sur le monde, comprendre sa position ici-bas et savoir que toute sa vie n'a été créée que pour servir Hashem. Son devoir et son mérite consistent à « débroussailler » dans ce monde-ci chacun de ses états d'être. Il doit comprendre et ressentir en son for intérieur que l'endroit de repos authentique et de jouissance pure est de l'ordre du Gan Eden, du monde des récompenses, tandis qu'ici-bas, son but unique est de Le servir, béni soit Son nom. L'homme doit chercher à connaître le chemin le plus fiable pour parvenir à cet objectif.

Il ne s'agit pas là d'idées philosophiques mais plutôt d'une règle de vie qui nous permet de jouir d'une vie authentique ici-bas, laquelle conduirait l'homme au but de sa Création. Nous nous efforcerons d'expliciter cela en partant de la notion la plus simple à la notion la plus complexe, étape par étape. Nous tenterons de dresser une échelle claire autant que possible pour faire apparaître devant nous un monde translucide qui nous permettra de comprendre comment la voie nous a été tracée pour servir notre Créateur.

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Autrement dit, à première vue, par quelle notion l'homme doit-il commencer pour servir Hashem ? Quel premier point lui semble être, d'après sa position actuelle, celui par lequel il doit entreprendre le culte envers son créateur? L'un sent qu'il n'est pas suffisamment assidu dans l'étude de la thora ; pour lui, là se trouve le premier point qu'il doit travailler ; il doit s'efforcer d'accomplir et de réparer cette faiblesse. Un autre dira que pour lui, son point faible, c'est le lachon hara, la médisance. Il sent qu'il n'est pas suffisamment alerte à tenir sa langue comme il convient, ici et là. Sortent de sa bouche des paroles qu'il ne devrait pas dire. Un autre encore dira que dans sa situation, le premier point qu'il doit réparer est celui du chalom bayit à savoir la paix dans son foyer. Il doit s'empresser de réparer ce point là. Il n'a pas suffisamment de patience vis-à-vis des membres de sa famille, il ne les fait pas participer suffisamment et ne satisfait pas les besoins de leur âme. On pourrait s'étendre et trouver encore bien d'autres exemples. On devra par conséquent répondre à chacun individuellement, en fonction de sa situation. Cependant, cela n'est pas tout à fait vrai. Il convient de commencer par un certain point qui s'adresse à tout homme, presque sans exception.

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Chacun d'entre nous a été envoyé du monde supérieur dans ce monde-ci. Celui qui est méritant a été envoyé ici-bas du Gan Eden, celui qui ne l'est pas vient du guéhinam (enfer). Le point commun entre tous est que nous nous retrouvons tous ici-bas pour servir Hashem, que Son nom soit béni. Quelle raison a motivé le retour de l'homme du monde supérieur à ce monde-ci ? Certains ont appris et lu dans les livres de mystique juive, kabbala, que tout homme revient sur terre pour réparer au moins une faute sur laquelle réside la majeure partie de son épreuve, à savoir son principal tikoun dans ce monde-ci. Mais il est vrai que bien que l'homme ait été envoyé sur terre pour réparer une certaine faute, son travail ne débute pas par la réparation de cette faute mais commence bien avant cela (toute généralité connaît une exception qu'il faut comprendre). Un tikoun ou réparation existe lorsqu'il y a tout d'abord une maison, laquelle se dégrade soit à cause d'un mur, soit à cause d'une porte et qu'en raison de cette dégradation, il faut opérer une réparation. Tout d'abord, il faut qu'il y ait préalablement une maison, puis ensuite vient la possibilité de la réparer.

Il en est de même du culte de l'homme dans ce monde-ci afin de servir son créateur. Même si l'homme est descendu dans ce monde pour réparer une certaine faute, cela ne veut pas dire que tout son travail consiste uniquement à réparer cette faute, que là commence son travail et que c'est par lui qu'il s'achève. En effet, tout homme a d'abord été crée pour se construire, ériger dans son âme une véritable construction afin de pouvoir servir Hashem. Ce n'est qu'après avoir construit un véritable édifice que sa principale mission sera de réparer la faute pour laquelle il a été envoyé dans ce monde ici-bas. Cependant, pour commencer il doit ériger une véritable construction dans l'intériorité de son âme. Cette construction doit être solide car elle traduit son culte divin, réparée et limpide. En outre, lorsque l'homme répare la faute pour laquelle son âme avait faillit dans sa tâche lors du guilgoul précédent (précédente incarnation), toute sa vie doit-elle être anéantie pour autant ? Non certainement pas ! De toute évidence, l'homme doit construire son âme du début jusqu'à la fin. Il doit en plus insister particulièrement à réparer la faute pour laquelle son âme est redescendue sur terre et devra subir encore une fois le jugement divin. Ainsi, le simple détail ne constitue pas son rôle principal à tout moment ; une raison qui explique pourquoi les âmes redescendent dans ce monde-ci est commune à tous les êtres humains. Tout d'abord, il convient de comprendre la cause et ce n'est qu'une fois qu'elle sera claire dans l'esprit de l'homme que nous pourrons affirmer qu'elle a sa raison d'être pour lui, à toute heure et à tout moment. En effet, à chaque moment de sa vie, la raison de sa propre existence à cet instant précis est celle qui doit guider sa vie. Par conséquent, il doit vivre chaque jour et à toute heure avec cette raison d'être jusqu'au moment où on le mettra vraiment à l'épreuve. Connaître cette cause ne représente pas un savoir du monde qui nous entoure mais une connaissance de l'être humain qui doit tendre à ressembler à cette cause. Par voie de conséquence, à tout instant, il doit faire correspondre ses pensées, ses sentiments et ses actes instantanés à cette cause. Lorsque l'homme découvrira la raison d'être de sa vie, il comprendra aussi que son tikoun personnel appartient à cette cause commune à tout être humain. En d'autres termes, sa réparation personnelle fait partie de la cause commune à tous.

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Il est possible d'imager cela de la manière suivante : un menuisier prend dans une main une scie et dans l'autre, un morceau de bois qu'il commence à couper. Si lorsque ce menuisier est affairé à couper cette planche, son esprit est plongé dans d'autres domaines, si son esprit ou ses pensées ne sont pas dirigées vers ce qui constitue son travail, on peut facilement s'imaginer que, soit la coupe ne se fera pas correctement, soit que la planche de bois tombera de ses mains, ou encore qu'il risque de se couper la main. En effet, en prenant la scie dans sa main, il savait pertinemment à quoi cela allait lui servir. Or lorsqu'il s'est mis à scier le bois, cette connaissance lui a échappé et sa pensée s'est dirigée vers d'autres domaines, totalement différents.

Voici comment il est possible d'interpréter cela. Nos sages ont dit préalablement qu'un juge doit imaginer qu'il a une épée affilée entre les flancs. Rabbi Israël Salanter disait que tout homme est juge de sa personne. N'est-ce pas que le travail de l'homme dans ce monde-ci correspond tout à fait à l'anecdote du menuisier, à savoir que si l'homme perd de vue la raison d'être de son existence et le but de sa vie, il se trouve en danger à chaque instant. Ainsi, après que l'homme ait vérifié la raison d'être et le but de sa vie, il doit avoir cela à l'esprit chaque jour et à chaque instant pour le jour où il sera jugé. Connaître la raison d'être de son existence n'est pas un savoir que l'homme peut facilement entendre, écrire ou mettre dans un coin de sa mémoire, une connaissance de laquelle l'homme peut retirer la couche de poussière à chaque fête de Pessah. En revanche, cette connaissance est de l'ordre de la sensibilité ; l'homme la vit, la respire et s'adapte parfaitement à cette connaissance.

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Quel est véritablement le but de l'être humain dans le monde qui l'entoure ? Le but de l'être humain est à la fois connu et inconnu. Connu, du fait que l'homme a certainement lu de nombreux articles à ce sujet ou entendu parler de cela. Néanmoins, cela reste un sujet méconnu de tous. Car si l'homme connaissait ce sujet réellement, sous sa forme véritable (à savoir que la « connaissance » représente l'union), s'il s'était rattaché à cette connaissance connue, tout son mode de vie aurait dû avoir un autre aspect. Si l'homme avait su donner à cette connaissance tout le poids spirituel, si l'aspect de la vérité vivait en lui et bouillonnait en son sein, il aurait pris une feuille et un stylo et aurait noté le but de son existence. Il aurait mis cette feuille dans sa poche et l'aurait ressortie de sa poche tous les quarts d'heure pour se rafraîchir la mémoire, pour que cette connaissance vive devant lui et qu'il ne l'oublie pas.

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Quel est véritablement le but de l'homme dans son monde ? On sait ce que dit le Messilat Yécharim (chap. 81) à ce sujet : « La véritable perfection consiste uniquement à se rapprocher de Son nom glorieux », ce qui représente pour le roi David (Psaumes 73, 28) : « Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien ». Ainsi, l'homme doit chercher à savoir ce que représente un homme « entier », ce que le roi David avait compris comme étant « bien pour lui » ; or si cela est bien pour lui, cela vaut aussi pour chacun d'entre nous : « Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien ». Une table cassée, personne n'en veut. Une chaise cassée, personne n'en veut. Un lit cassé, personne ne veut dormir dessus, ni même se reposer dessus. Petits et grands ainsi que leurs descendants après eux, aucun d'entre eux ne veut dans son for intérieur être un homme brisé mais plutôt un homme accompli et entier (car un cœur brisé est une épreuve, mais on ne peut s'étendre là-dessus). Que représente un juif entier ? C'est celui à qui il ne manque pas une main ou un pied ? Cela est de l'ordre de la perfection extérieure, corporelle. Cependant, la véritable perfection, la perfection spirituelle et intérieure est celle qui permet à l'homme de se rapprocher d'Hashem comme dit le Ramhal : « La véritable perfection consiste uniquement à se rapprocher de Son nom glorieux » (cette perfection concerne tout un chacun, sans exception). En effet « uniquement cela est bien et celui qui pense que quelque chose d'autre l'est se trompe, n'étant que pure vanité et néant ». C'est tout ce qu'un juif possède réellement dans sa vie, la possibilité de se rapprocher et d'adhérer à Hashem. Toute l'existence d'un juif consiste à se rapprocher et à se lier à Hashem. Le but de l'homme de se lier à son Créateur, béni soit son nom, n'est pas seulement de l'ordre du monde à venir ! L'homme doit servir Hashem et aspirer à se lier à son Créateur dans ce monde-ci également. Chaque instant où l'homme ne se lie pas à son Créateur, il n'est pas entier, parfait. Il lui manque cette véritable perfection qui consiste à s'attacher à Hashem.

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L'être authentique qui a écouté et accepté vraiment ces paroles au plus profond de son âme doit saisir les propos du Ramhal et les inscrire sur un bout de papier ; puis, il doit mettre cette feuille dans sa poche et tous les quarts d'heures, (afin que ces choses-là soient sous ses yeux à toute heure et à tout moment), il doit ressortir cette feuille de sa poche, se concentrer longtemps dessus et rappeler sans cesse à son esprit la raison pour laquelle il vit ici-bas, quel est le but de sa vie. En l'occurrence, il s'agit de cette union avec le Créateur. Il relira à maintes reprises cet enseignement afin de le rendre vivant de par lui-même, sans avoir besoin de regarder ce bout de papier, mais parce que son âme reconnaît de façon claire le but de sa vie et recherche avec persévérance à appliquer cela.

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Le nombre de fois que l'homme se souviendra dans la journée quel est le but de sa vie, c'est à ces moments précis qu'il vit véritablement (sauf lorsqu'il étudie la thora, comme nous en reparlerons plus loin). Le reste du temps, lorsqu'il est affairé à réaliser d'autres choses et ne se souvient pas de son Créateur, il est semblable à un mort. Et l'homme doit revivre par le biais de la résurrection des morts à tout instant, cette renaissance lui permettant de se souvenir pourquoi il vit et quel est son but ici-bas. Même lorsque l'homme accomplit les mitsvot, il doit avoir présent à l'esprit que le but des mitsvot s'associe à un langage « d'équipe » comme le disent nos écrits saints. En d'autres termes, le but des mitsvot est de « s'associer » à notre Créateur, d'être proche de Lui et de se lier à Lui. Si cela n'existe pas, à savoir le principe même de l'intériorité existentielle des mitsvot, c'est un corps sans âme.

« La présence divine, son enseignement et le peuple d'Israël ne font qu'un ». En d'autres termes, « la thora, son étude et ses commandements doivent subir un processus d'unité si l'homme s'attache à son Créateur et à sa thora. Tel est le but de sa vie, à savoir, se lier à la thora et à Hashem.

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« Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien ». Ce n'est pas juste une connaissance ou une simple parole mais c'est réellement la raison existentielle de la vie. Cette connaissance n'est pas seulement rattachée à la fête de Pessah, Chavouot ou Souccot ! Au contraire, il s'agit d'une connaissance de tout instant de la vie de l'être humain. 365 jours par an, 24/24 heures (pour celui qui parvient même à se rapprocher de son Créateur dans son sommeil) et 60 min. par heure. Telle est la raison existentielle de tout homme : se rapprocher de son Créateur et se lier à lui car « Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien ». Bien entendu, pour vivre ainsi et servir Hashem comme il le faut, il faut être guidé correctement. Comment pouvons-nous parvenir à chaque instant à nous attacher à notre Créateur ? Cependant, avant d'expliquer comment atteindre cet objectif, il faut d'abord que pour l'homme, le but de sa vie soit parfaitement clair et que cela ne fasse pas l'ombre d'un doute. L'homme doit savoir de façon certaine que la vie a pour but de se rapprocher et de se lier à Hashem à tout instant. Il s'agit d'un attachement intérieur dans les moindres fibres de son âme. Ainsi, avant même de commencer à expliquer cette voie qui lui permet d'arriver à cela, l'homme doit d'abord savoir parfaitement quel chemin il recherche et où il le mène. Ainsi, le but représenté dans le verset du roi David de la manière suivante doit nous être totalement clair : « Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien ». Ce travail est individuel à tout homme qui doit rechercher son véritable sens jusqu'à ce qu'il ressente au plus profond de son âme que le but de sa vie est clair à ses yeux et ne renferme en lui aucun doute.

Lorsque l'homme recherche cela, en l'occurrence le but de sa vie, comme le dit le verset : « Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien » et qu'il lui semble que pour qu'il s'attache à son Créateur, il doit s'exiler comme Moché Rabbénou, que son âme repose en paix, et s'il se détache totalement de tout ce qui à trait à ce monde-ci, il saura que cette pensée vient de son mauvais penchant ou yétser hara qui cherche à éloigner l'homme de la vérité, de son Créateur. Il tente alors de figer et de s'imaginer le rapprochement à son Créateur d'une manière sombre ; il pense que cette voie n'est possible que pour une élite mais que pour lui, c'est de l'ordre de l'impossible. Cependant, le Ramhal décrit tout à fait le contraire ! Le Ramhal (Rabbi Hayim Louzzato) qui a fondé son ouvrage intitulé Messilat Yécharim en se basant sur l'enseignement de Rabbi Pinhas ben Yaïr, commença par le niveau le plus bas, à savoir que la thora s'acquiert grâce à la prudence ; il traite aussi de l'esprit saint et de la résurrection des morts. A la fin de son livre, après avoir conduit l'homme jusqu'à atteindre les niveaux les plus élevés et sublimes, il s'adresse à son lecteur de la manière suivante : « Et toi, cher lecteur, tu savais comme moi que je n'ai pas terminé de parler de toutes les lois relatives à la hassidout et c'est normal car tout homme, avec les atours qu'il a entre les mains et le métier qu'il pratique, peut parvenir à la droiture et à trouver sa voie. Car la hassidout de celui dont la thora constitue sa croyance n'est pas la même que celle de celui qui doit travailler pour autrui. Ce n'est pas non plus la même pour celui qui est plongé dans son commerce. Il en est ainsi de toute autre préoccupation de l'homme dans le monde, chacun selon son être, lequel possède une voie propre à lui seul et le conduit à la hassidout. Non pas parce que la hassidout est différente ; elle est identique pour chaque âme consciente du fait qu'elle ne doit effectuer que ce qui procure une satisfaction chez son Créateur. Cependant, puisque les porteurs de hassidout changent, il est impossible que les moyens qui leur permettent de parvenir à cet objectif ne changent pas, chacun selon ses capacités. Tant celui qui, en raison de ses besoins pratique un petit métier (s'il en a vraiment besoin et qu'il ne se réfugie pas dans son travail par paresse afin d'éviter d'étudier la thora ; il reste cependant à peser le pour et le contre de cela avant de prendre cette décision et il est nécessaire de poser la question à un grand rav pour ne pas arriver à abandonner la thora), que celui qui ne détache pas même une seconde de sa bouche les paroles de thora, peuvent atteindre tous deux un niveau de parfaite hassidout ». Ainsi, selon Ramhal, on comprend qu'un homme peut être hassid (pieux) et attaché à son Créateur jusqu'à pouvoir recevoir sur lui l'esprit divin et renaître, quelle que soit son occupation, que ce soit la thora ou un métier. Cela est possible à condition que l'ensemble de ses actes soient réalisés vraiment lechem chamayim, à savoir dans un esprit désintéressé ; il s'adonne à l'étude de la thora selon le temps qui lui est imparti et ses forces ; son travail sera réalisé uniquement si cela devient une nécessité, auquel cas, il doit réaliser sa tache dans un but désintéressé. Par conséquent, nous avons appris que tout homme peut se lier à son Créateur ; cela n'appartient pas uniquement à quelques individus qui s'écartent du monde.

Nous avons aussi appris par la suite que l'homme doit d'abord rechercher méticuleusement le but de la vie qui n'est autre que le rapprochement avec Hashem. Puis, il doit s'assurer que cela s'applique à lui et lui convient véritablement afin de savoir s'il est capable de réaliser cela sans le moindre doute.

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Avant d'expliquer le devoir de l'homme et son but dans ce monde-ci, nous avons introduit cette notion en disant que lorsque l'homme saura de manière certaine quelle est son obligation et quel est l'objectif de sa vie, il devra s'en souvenir tout au long de la journée. Il doit s'inscrire ce but sur un bout de papier, le ressortir de sa poche tous les quarts d'heures et le lire afin qu'il apparaisse devant ses yeux tous les jours de sa vie. Ainsi, c'est après avoir vérifié que le but de l'homme dans le monde est de se rapprocher d'Hashem et de s'attacher à lui que l'homme devra écrire sur papier que son objectif est de se rapprocher de son Créateur et devra essayer de se souvenir de cela chaque jour.

Cette connaissance est celle de l'existence, de l'essence même de la vie et non pas une simple connaissance dans le monde. Voici une anecdote. Un individu monte dans un arbre et s'assoit sur l'une des branches. Soudain, la branche se courbe et se casse tandis que l'homme s'agrippe à l'arbre de toutes ses forces. L'homme sent qu'il doit vraiment s'agripper au tronc de l'arbre en lui-même car il risque de tomber et de mourir, à D. ne plaise. Le fait de savoir qu'il doit s'agripper à l'arbre n'est pas une simple connaissance, mais l'homme sait que de là dépend toute son existence. S'il n'a pas à l'esprit cette connaissance, il ne s'empressera pas naturellement à s'agripper à l'arbre et par conséquent, il se mettrait en danger.

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Voici ce que l'on comprend à travers cette anecdote. L'homme doit intellectualiser le fait que toute son existence dépend de cela. Devant ses yeux, il y aura d'abord cette connaissance simple, à savoir que le but de sa vie est de se rapprocher du Créateur du monde. Cette connaissance ne doit pas être une simple idée ; il devra comprendre que toute son existence dépend de cette connaissance et que s'il oublie cette chose là, il met en danger toute son existence. Avant même que l'homme ne sache quel chemin prendre pour s'attacher à son Créateur, il doit d'abord s'imager cette connaissance de façon claire à ses yeux ; en effet, toute l'existence de l'homme dépend de cela et le but de toute la vie consiste à se rapprocher et à se lier au Créateur du monde.

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Au vu du verset : « Et vous qui vous êtes liés à Hashem votre D., vous vivez tous aujourd'hui », le Ramhal parle d'un « arbre de vie ».

La vie existentielle est celle qui se traduit par le verset « et vous qui vous êtes liés à Hashem ». Cela est appelé la vie. A l'inverse, au sujet de celui qui ne s'est pas lié à son Créateur, nos sages disent, se basant sur cette analyse : « Les mécréants sont appelés des morts de leur vivant ». En effet, bien qu'ils soient vivants extérieurement, corporellement, il leur manque néanmoins le principe fondateur de l'existence humaine qui n'est autre que le fait de se rapprocher de son Créateur. En l'absence de ce rattachement au Créateur, ils sont par conséquent définis comme étant morts. « Et vous qui vous êtes liés à Hashem votre D., vous vivez tous aujourd'hui ». Lorsque cette notion « Et vous qui vous êtes liés à Hashem votre D. » est présente, cette « vie » existe ; en revanche, si cette notion « Et vous qui vous êtes liés à Hashem votre D. » n'est pas présente, la vie n'est pas réellement une vie.

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Concentrons nous sur ces notions et comprenons-les bien ; faisons-les pénétrer au plus profond de nous. Il s'agit-là de toute l'existence de l'être humain et du but qu'il doit réaliser, en l'occurrence « vous qui vous êtes liés à Hashem votre D., vous vivez tous aujourd'hui ». Voici toute l'essence de l'homme comme l'explique le Ramhal

« Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien ». En dehors de ça, ce qu'on aurait pu penser comme étant quelque chose de bien est vain et non avenu. Allons au plus profond des choses, à savoir que rien n'existe dans la vie à part le fait de se rapprocher d'Hashem et de se lier à Lui. Les 613 mitsvot ne sont rien d'autre que le chemin qui nous permet d'y parvenir. Bien entendu, il faut un chemin qui conduit ces choses là au cœur, cependant nous devons d'abord vérifier cela au moyen de notre intelligence de manière très claire ; en d'autres termes, nous devons savoir parfaitement que toute l'essence même de l'homme est de se rapprocher d'Hashem, de se lier à lui et qu'il n'existe rien d'autre à part cela. Chaque acte de l'homme, qu'il soit matériel ou spirituel n'est qu'un moyen pour l'homme de se lier à son Créateur et le moyen le plus fort qui est mis à sa disposition est Sa sainte thora.

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Voici que de tout ce qui précède, nous comprenons que l'homme doit vouloir assurément se rapprocher d'Hashem à tout instant et rechercher vraiment cela à tout moment. Ainsi, lorsque l'homme désire cela vraiment, son rôle consiste à chercher un chemin pour parvenir à un tel mode de vie, par lequel il s'attacherait au Créateur du monde à tout moment. Mais avant tout, l'homme doit savoir parfaitement que tel est son rôle dans sa vie. Son aspiration pour atteindre cet objectif doit être parfaitement claire. Plus grande sera l'aspiration de l'homme à vivre afin de se lier à Hashem à tout instant, plus grande sera la force en lui afin d'écarter tous les obstacles qui empêchent l'homme de se lier véritablement à son Créateur. A l'inverse, plus le désir de l'homme et sa volonté de parvenir à cette fin seront faibles, plus le moindre obstacle empêchera l'homme d'atteindre ce but.

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Un proverbe connu dit qu' « En raison de la multitude d'arbres, on n'arrive plus à voir la forêt ». Toute chose de la création est destinée à un besoin spirituel et nous utiliserons ce proverbe pour expliquer ce mode de vie que représente le rattachement à Hashem. Il existe 613 commandements et la plupart d'entre eux nous apportent un enseignement de la thora, comme nos sages affirment : « L'étude de la thora envers et contre tout ». En effet, les 613 mitsvot ne sont que les racines tandis que les détails de chaque mitsva ne peuvent se compter tellement ils sont nombreux. Le Zohar explique que les 613 mitsvot représentent « 613 types de conseils », à savoir 613 conseils pour l'homme. A quoi servent ces conseils ? Ils aident l'homme à se lier au Créateur ! En d'autres termes, l'essence même des mitsvot n'est pas quelque chose de personnel. Au contraire, on voit d'ici qu'elles aident tout être humain à se lier à son Créateur. Ainsi, une mitsva est composée de deux choses : elle renferme un aspect concret, de l'ordre de la parole auquel se rajoute l'aspect relatif au but de la mitsva qui est d'aider l'homme à se rapprocher et à se lier à son Créateur. Ainsi, pour ce qui est de l'aspect concret de la mitsva, ils sont très nombreux. Ce sont les nombreux arbres qui peuplent la forêt. (Nous faisons remarquer que le terme hébraïque qui décrit « l'arbre » et le « conseil » est le même, à savoir « ets » et « etsa » ; il s'agit d'un sujet particulièrement profond et on ne peut s'étendre là-dessus maintenant). Cependant, en ce qui concerne l'intériorité de ce sujet et le but de l'homme, toutes les mitsvot ont la même intention, à savoir le rapprochement et l'attachement à Hashem.

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Réfléchissons un instant et prenons l'exemple d'une mitsva qui demande à l'homme de s'envelopper de son talit. L'homme se lève le matin, se rend à la synagogue et s'enveloppe de son talit ; il met en pratique une mitsva positive de la thora, deorayta. Quelle est l'intention de l'homme au moment où il s'enveloppe de son talit ? En réalité, la première question n'est pas de savoir ce qu'il pense, mais est-ce qu'il pense ou peut-être même que ses actes ne renferment même pas d'intention (à savoir une profonde réflexion car une réflexion sur la pratique de son acte, c'est sûr qu'il y a), ce qui ferait sortir l'homme d'un état d'être pensant. A présent, réfléchissons à ce qu'il pense lorsqu'il s'enveloppe de son talit. Si sa pensée est convenable, elle doit être comme on l'a dit précédemment. Puisqu'on tient le principe de la thora que les mitsvot doivent être réalisées avec une intention, l'homme doit, en s'enveloppant de son talit, avoir l'intention de réaliser la mitsva positive deorayta. Nous en venons progressivement à ce que dit le Zohar : les 613 mitsvot correspondent aux 613 conseils qui nous permettent de nous rapprocher du Créateur ; ainsi, puisque l'homme s'enveloppe de son talit chaque jour, semaine après semaine, et cela depuis de nombreuses années, pourquoi ne ressent-il pas cette proximité avec Hashem qu'il aurait dû ressentir à force de réaliser la mitsva de s'envelopper du talit ? Or, ce que dit le Zohar est vrai et réel ; ainsi, l'homme qui se concentre chaque jour et réalise cette mitsva positive de la thora en s'enveloppant de son talit aurait dû ressentir dans son cœur chaque jour, petit à petit, un rapprochement avec son Créateur. Or, pourquoi ne voyons-nous que de très rares individus qui parviennent à un rapprochement palpable avec Hashem lorsqu'ils s'enveloppent de leur talit ? Certes, la mitsva qui consiste à s'envelopper de son talit revêt une forme intérieure authentique. Puisque nous voyons que s'envelopper de son talit quotidiennement n'entraîne pas l'homme à s'attacher à son créateur de façon concrète, l'homme est forcé de rechercher ce qu'il manque dans la manière dont il s'enveloppe de son talit dont l'objectif interne est de se lier à notre créateur de façon concrète. Ne voit-on pas que pour de nombreuses personnes, des personnalités éminentes, cette mitsva se réalise de façon concrète.

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Entendons-nous bien. Nous avons pris cet exemple qui consiste à s'envelopper de son talit, n'étant qu'un exemple en soi. N'est-ce pas que nous étudions la thora et appliquons ses nombreuses mitsvot ? Qu'est-ce qui nous empêche de ressentir ce rapprochement ? Peut-être possédons-nous l'aspect extérieur de la thora et des mitsvot mais l'intériorité des mitsvot, à savoir leur but et par conséquent le rapprochement avec Hashem fait défaut à bon nombre d'entre nous. Pour cela, il nous faut rechercher le chemin qui nous permettra d'étudier la thora et d'accomplir ses mitsvot afin de mériter de nous rapprocher d'Hashem concrètement. En d'autres termes, de réaliser le verset : « J'édifierai un sanctuaire dans mon cœur ». Tel est le rôle de tout juif ; les mitsvot doivent entraîner chez l'homme un état où Hashem sera avec lui dans son cœur. D. résidera avec lui dans son cœur et l'homme ressentira cela réellement.

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Ainsi, ce qui nous reste à vérifier, c'est comment l'homme doit étudier la thora, pratiquer les mitsvot de toutes ses forces pour que sa thora et ses mitsvot prennent la forme d'un chemin tracé pour se rapprocher d'Hashem concrètement dans son cœur. Nous allons trouver la voie que l'homme doit entreprendre pour se rapprocher de son Créateur et comment les actes qu'il a l'habitude de pratiquer maintenant prendront une forme plus profonde, plus intérieure et l'aideront à se rapprocher d'Hashem de manière authentique. Tout cela est expliqué dans le Messilat Yécharim, entre autre qu'il existe un examen qui consiste à scruter et palper ses actes, que l'homme doit s'abstenir de faire certains actes et que d'autres par contre, il doit continuer à les pratiquer mais avec plus d'intériorité.

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Nous allons résumer jusqu'ici ce que nous avons dit précédemment : tout d'abord, nous avons pris comme postulat que le but de l'homme, c'est de se rattacher à son Créateur, que soit béni son nom. Que représente cet attachement à notre Créateur ? Il faut ressentir la présence du Créateur dans son cœur, le sentir (et d'autres choses que nous verrons plus longuement). Combien de temps l'homme doit-il être proche de son Créateur dans une journée ? Chaque jour et à toute heure (excepté le moment où l'homme est plongé dans son étude comme ce qui est dit dans le « Néfech Ha'hayim », on en reparlera plus tard). L'homme doit ressentir que de la même manière qu'il ne peut pas vivre sans respirer l'air, sans quoi il risque de mourir, la tâche de l'homme est aussi de ressentir que toute son existence n'est là que pour se rapprocher d'Hashem et que sans cela, il peut mourir.

Il nous reste encore à rechercher la raison pour laquelle la sainte thora de laquelle nous nous occupons sans cesse et les nombreuses mitsvot que nous faisons ne font-elles pas naître en notre sein ce sentiment simple du rapprochement et de l'attachement à Hashem ; en d'autres termes, que manque t'il apparemment dans notre étude de la thora ou la pratique des mitsvot pour ne pas entraîner en nous ce rapprochement palpable avec Hashem ?

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Nous allons rechercher plus en profondeur ce que représente le véritable rapprochement avec Hashem.

Qui est le Créateur, que son nom soit béni ? Quelqu'un l'a-t-il vu un jour ? Une phrase entière en témoigne : « Aucun être humain ne me verra et restera en vie » ! Même Moché Rabbénou demanda de le voir : « Montre-moi ta gloire » et Hashem lui répondit : « On peut voir mon dos mais pas ma face ». Mais il n'est pas possible de voir le Créateur et cela est tout à fait simple à comprendre.

Lorsqu'on parle du rapprochement de l'homme à son Créateur, on entend par là : « Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien ». Qu'entend-on par être proche du Créateur ? Quelle est cette notion qui consiste à se rapprocher du Créateur ? On connaît l'enseignement de nos sages : « Aucun endroit n'est vide de Sa présence » à savoir qu'Hashem, que son nom soit béni se trouve dans tout endroit. Si l'on comprend cette notion du rapprochement à notre Créateur dans le sens physique de la chose, il faut comprendre que de la même manière qu'une table est proche d'une chaise, nous sommes tous proches du Créateur puisqu'en tout endroit où nous nous trouvons, le Créateur du monde aussi se trouve ; par conséquent nous sommes tous proches constamment du Créateur. Ainsi, pourquoi donc se fatiguer à se rapprocher d'Hashem chaque jour de notre vie étant donné que dès que l'homme naît, il est forcément proche du Créateur, que soit béni son nom ? Quelle est donc cette tâche que l'homme doit effectuer chaque jour ?

Il est de toute évidence que le rapprochement dont on parle n'est pas de cet ordre là. Je suis assis à côté de la table et donc je suis proche de la table. Je suis assis sur une chaise et par conséquent, je suis proche de cette chaise. Un tel rapprochement n'est pas celui dont il s'agit ici.

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La notion de rapprochement à notre Créateur, que soit béni son nom, est une notion complètement différente. Pour opérer une recherche comme celle que nous avons fait précédemment à savoir que tout le but de la vie de l'homme est de se rapprocher, de se lier au Créateur, il nous faut d'abord vérifier cette notion du rapprochement à notre Créateur. De quel genre de rapprochement s'agit-il ? Tant que l'essence même, à savoir le but du rapprochement avec Hashem n'est pas clair pour l'homme, c'est-à-dire de quel genre de rapprochement s'agit-il, comment l'homme réussira à trouver le chemin pour arriver à ce rapprochement ..., forcément le chemin pour l'atteindre ne le sera pas non plus. Pour atteindre ne serait-ce que ce point, l'homme devrait être d'accord de payer des millions, même toute sa richesse. Pourquoi ? Car si l'homme ne sait pas clairement en quoi consiste ce rapprochement avec Hashem, il ne connaît pas clairement le but de sa vie, il ignore ce qu'il veut réellement produire dans sa vie. Ainsi, pourquoi est-il en vie s'il ne sait pas ce que représente la vie, quel est son but et quel est le rôle qu'il doit jouer dans cette vie ? Est-ce que sans connaître cette notion de rapprochement avec Hashem, l'homme méritera t'il d'acquérir ce rapprochement avec Hashem ? Peut-on acquérir cela automatiquement sans avoir besoin de connaître son essence et le chemin qu'il faut suivre pour l'atteindre ? La première tâche de l'homme après avoir constaté de par lui-même que le but de la vie consiste à se rapprocher d'Hashem, est de chercher le véritable concept que l'on appelle rapprochement avec Hashem. Ce n'est qu'après avoir compris où il veut arriver que l'homme devra aussi réfléchir au moyen qu'il devra utiliser pour atteindre cet objectif. On donne l'exemple suivant : Un individu voyage de Jérusalem à Bnei-Brak. S'il ne sait pas du tout qu'il veut arriver à Bnei -Brak, comment pourra t'il connaître la route qu'il doit suivre pour y arriver ? Il n'a aucune raison d'essayer de vérifier le chemin car peut-être ne veut-il pas du tout se rendre à Bnei-Brak mais plutôt à Tsfat ! Et par conséquent, il doit vérifier quelle route prendre pour se rendre à Tsfat ! C'est pourquoi, l'homme doit d'abord savoir où il veut aller puis dans un deuxième temps, son rôle sera de connaître le chemin qu'il doit prendre pour atteindre son objectif.

S'il est impossible de vérifier ce concept de rapprochement avec Hashem, Hashem ne condamne t'il pas l'homme s'il ne réussit pas à atteindre quelque chose ? Bien entendu, cette notion s'adresse à tout homme et c'est pour cela que l'on est dans l'obligation de rechercher la signification de cette notion de rapprochement avec Hashem.

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Si l'homme n'a pas encore eu le mérite de savoir comment rechercher ce rapprochement avec Hashem de façon authentique, voici que le manque de cette connaissance n'est pas un détail d'un domaine particulier mais reflète un manque de connaissance de l'ensemble de l'existence humaine. Le but de la vie de l'homme sur cette terre et celui de tous ses actes dans ce monde-ci, que ce soit l'étude de la thora, la pratique des mitsvot ou les affaires mondaines n'ont qu'un seul objectif, se lier à son Créateur. Il s'avère que s'il ne sait pas ce que représente le rattachement avec Hashem, il n'a non plus pas une idée claire, ni du but de sa propre vie, ni de l'essence même ou du but intérieur que renferme chacun de ses actes. Il peut étudier la thora et faire les mitsvot mais il ignore où l'étude de la thora et la pratique des mitsvot doivent le mener.

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Voici une anecdote. Un sans abri économisa mois après mois, et ce pendant vingt ans une certaine somme d'argent jusqu'à ce qu'au bout de vingt ans, il se trouve en possession d'un bon petit pactole lui permettant de s'acheter un appartement. Avec cet argent, l'homme sait qu'il doit acheter un appartement mais ne sait pas encore où on vend des appartements. Il s'assoit et réfléchit pour savoir où on vend des appartements mais n'en a aucune idée. Il en parle à ses amis qui l'orientent vers des gens compétents en la matière. Cet individu ne prête pas attention aux conseils de ses amis. Il reste là, assis à faire toutes sortes de suppositions, peut-être là ou encore là. Ainsi, il se rend dans toutes les directions mais ne trouve rien de concret. Cet individu tient dans sa main toute la somme d'argent mais il n'a pas trouvé de maison car il ignore où l'on vend des appartements.

Cet individu ressemble étrangement à celui qui étudie la thora et accomplit les mitsvot. Cet homme a en lui la thora et les mitsvot mais il ne sait pas comment il peut acquérir ce que dit le verset, à savoir « J'édifierai un sanctuaire dans mon cœur » avec cette thora et ces mitsvot. En effet, il s'agit d'acquérir à l'intérieur de soi, au plus profond de notre âme une demeure où résidera la lumière d'Hashem et qu'Hashem installe sa demeure dans notre cœur.

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Notre yétser hara (mauvais penchant) autorise l'être humain à étudier la thora et pratiquer les mitsvot mais écarte de lui un simple point, celui qui consiste à comprendre quel est le but de tout cela ? Le yétser hara l'empêche même de se poser des questions ou de réfléchir à cela ! En effet, il maintient l'homme dans une habitude d'étudier la thora et de pratiquer les mitsvot sans penser nullement au but que cela comporte. Telle est la force du yétser hara, il donne tout à l'homme sauf l'essentiel. Le but de toute chose est inexistant. S'il arrive que le yétser hara laisse l'homme réfléchir au but de la vie qui consiste à se rapprocher d'Hashem, il écarte de lui cependant l'essence même d'un rapprochement avec Hashem. Il peut aussi lui montrer que le rapprochement avec Hashem est composé de multiples facettes et délimitations, et par conséquent, il l'éloigne de la compréhension véritable de ce que représente le rapprochement avec Hashem. Il peut aussi le convaincre qu'il ne peut mériter de se rapprocher d'Hashem qu'au Gan Eden ou au ‘olam haba (monde à venir) et que dans ce monde-ci, l'homme ne peut atteindre ce niveau de compréhension afin de pouvoir se rapprocher d'Hashem. Le yétser hara introduit chez l'homme la pensée qu'il n'a nul besoin de savoir ce que représente le rapprochement avec Hashem, l'homme parvenant automatiquement à cela en s'attelant à étudier la thora et à pratiquer les mitsvot. De plus, à la même seconde où l'homme sort de ce monde pour monter aux cieux, il ressent immédiatement ce grand et sublime rapprochement avec Hashem, chacun selon son niveau ; par conséquent, cette question n'a pas du tout lieu d'être dans ce monde-ci. Le yétser hara fait croire à l'homme qu'il n'a pas besoin de réfléchir aux choses occultes qui se produisent dans les cieux ; il lui fait croire que cela équivaut à connaître le futur et les mystères cachés du monde. Le yétser hara convainc l'homme qu'au lieu de se montrer curieux et rechercher ce qui lui est occulté étant de l'ordre du futur, il vaut mieux qu'il œuvre au service d'Hashem en étudiant sa thora et en pratiquant ses mitsvot dans leur aspect simple sans plonger ses pensées dans l'essence même de la compréhension du rapprochement avec Hashem. Tels sont les arguments du yétser hara et ils sont innombrables, cependant, leur point commun empêche l'homme d'avoir envie de comprendre en quoi consiste un véritable rapprochement avec Hashem et de pouvoir ressentir cela concrètement dans son cœur. Puisse Hashem nous aider à ne pas prêter l'oreille aux conseils du yétser hara et puissions-nous décider fermement de chercher à comprendre totalement ce que représente le rapprochement authentique avec Hashem et le moyen pour atteindre ce but.

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A présent, tentons d'expliquer avec des mots simples l'essence même du rapprochement avec notre Créateur, que soit béni Son nom. Quel est véritablement ce rapprochement, celui dont le roi David disait : « Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien ».

La première question que l'on doit se poser est la suivante : Où se trouve Hashem ? Lorsque je désire être près de quelqu'un, je dois d'abord savoir où il se trouve et dès que je sais où il est, je me rends à cet endroit et je peux ainsi me trouver à sa proximité, près de lui. Ainsi, lorsqu'un individu veut être proche d'Hashem, il doit d'abord chercher à savoir où se trouve le Créateur du ciel et de la terre, comment est-ce possible qu'Il soit proche de lui ?

A ce sujet, nos sages disent clairement : « Aucun endroit n'est vide de Sa présence » à savoir qu'Il se trouve partout ; il est dit aussi : « Tu existeras après la création et tu as existé dès le début de la création ». Ainsi, du fait qu'Hashem existe avant même que le monde n'ait été créé et que sa présence se soit installée en tout endroit, Hashem existera aussi après que le monde ne fut créé. Bien que le monde et les créatures existent, Hashem existe partout et rien ne peut l'empêcher de se trouver en tout endroit. Ainsi, il est clair pour nous qu'Hashem se trouve partout. Il n'est pas nécessaire de voyager en dehors de notre pays pour nous rapprocher d'Hashem, ni même en dehors de notre ville. Même dans notre propre ville, il n'est pas nécessaire de voyager car « cette chose là est toute proche de toi ». En effet, Hashem se trouve en tout endroit, ce qui permet à l'homme de le trouver partout et d'être proche de lui où qu'il soit.

En réfléchissant aux propos du roi David qui s'exprime en ces termes : « Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien », il est possible de se poser une question toute simple : Pourquoi le roi David s'est-il exprimé en termes de « rapprochement » puisque Hashem se trouve en tout endroit et par conséquent il se trouve à côté de l'endroit où l'homme est, à l'endroit même où son corps se trouve ! En effet, il ne s'agit pas simplement d'un rapprochement, Hashem et l'homme étant véritablement ensemble à tout instant. Un « rapprochement » se réfère à ce qui se trouve à côté d'autre chose tandis que pour ce qui se trouve véritablement confondu avec autre chose, on n'emploie pas le terme de rapprochement. Cependant, peut-être que cette question découle d'un questionnement intellectuel de l'homme qui délimite l'endroit de la présence d'Hashem, où il se trouve véritablement et donc il se dit que parler de rapprochement n'exprime pas le lien entre Hashem et l'être humain d'un point de vue spatial. Cependant, puisque se rapprocher d'Hashem et se lier à lui n'a pas de rapport avec une notion spatiale concrète, par conséquent, il n'y a pas lieu de poser cette question, ce qu'on expliquera plus tard. Cependant, l'essence même de cette question doit éveiller en l'homme le désir de rechercher le véritable rapprochement avec Hashem ; ce n'est qu'une fois que l'homme aura compris cela clairement et qu'il aura atteint dans son âme ce rapprochement avec Hashem qu'il y a lieu de cogiter et de parvenir à distinguer entre rapprochement et unification avec Hashem. Puisse Hashem, que soit béni Son nom, nous faire parvenir à comprendre ces concepts dans leur intégralité.

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Ce qui ressort de ce qui vient d'être dit est la chose suivante : le rapprochement avec Hashem n'est pas un rapprochement spatial mais plutôt l'essence même d'un rapprochement beaucoup plus intérieur. Nous nous attarderons d'abord à expliquer en quoi consiste le concept de « proche » dans ce monde-ci, puis nous tenterons d'aller à partir de là plus en profondeur, dans un monde de spiritualité, afin de comprendre ce qu'est véritablement ce rapprochement avec Hashem. Prenons un exemple : un individu est au téléphone, chez lui ; au milieu de sa discussion téléphonique, un ami rentre chez lui. Il lui fait signe de patienter jusqu'à ce qu'il ait terminé sa discussion téléphonique. Lorsqu'il finit sa conversation téléphonique, il s'excuse auprès de son ami de l'avoir fait attendre avant de pouvoir le recevoir et lui dit qu'il parlait à un de ses proches. L'invité se demande de quel proche il s'agit ! Où habite t'il ? L'hôte dit qu'il s'agit d'untel et qu'il habite à l'étranger. L'invité s'étonne et demande: S'il habite à l'étranger, comment peux-tu dire qu'il s'agit d'un proche ? L'hôte répond : Je ne voulais pas dire qu'il était proche de moi dans l'espace mais que c'est un de mes proches, c'est mon cousin ; ainsi, même dans le monde matériel, il existe deux sens du mot kirva « rapprochement ». Un rapprochement se réfère au lieu ou à une proximité familiale, à savoir, le père, le fils, l'oncle, le cousin... Cette proximité parentale n'a aucun rapport avec l'endroit mais étant proches parents, ils sont liés par un lien intérieur généré par la généalogie ; un lien intérieur les relie dans l'âme. Ce rapprochement est davantage intérieur que spatial ; ce lien est en rapport avec les origines, les racines de l'individu. Etant donné que celles-ci ne forment qu'une seule et même entité, un rapprochement intérieur se produit dans l'âme. Il s'avère alors qu'il existe deux types de rapprochement. L'un d'ordre spatial, l'autre de communication intérieure à l'âme.

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Et voici qu'après avoir éclaircit ce que représentent les limites du rapprochement dans ce monde-ci, il nous faut discerner deux types de rapprochement ; le premier est spatial tandis que le deuxième est parental et entraîne un rapprochement, une communication dans l'âme. A présent, poursuivons et concentrons-nous pour savoir si ces deux types de rapprochement dépendent l'un de l'autre. Certes, le rapprochement spatial n'oblige pas forcément un rapprochement parental et vis versa, le rapprochement dû à la parenté n'oblige pas forcément d'avoir un rapprochement spatial. Ainsi, un homme peut habiter à côté d'un autre de façon très proche sans avoir pour autant de rapprochement dans l'âme. Bien plus encore, parfois, le rapprochement spatial entraîne un éloignement mental entre deux individus chez qui prolifèrent les divergences d'opinion et les disputes. Le contraire est aussi valable, à savoir qu'un rapprochement parental entraîne un rapprochement spatial, ou le rapprochement mental en soi, n'entraîneront pas forcément un rapprochement spatial. Parfois, un proche de la personne en question comme le père, le fils ou le meilleur ami sont très éloignés dans l'espace l'un de l'autre et cela ne contredit en rien leur rapprochement mental. Ainsi, le rapprochement dans l'espace ne veut pas forcément dire qu'il existe un rapprochement mental et le rapprochement mental n'oblige pas non plus à avoir un rapprochement spatial. Mais voici que ces deux types de rapprochement sont différents ; le rapprochement dans l'espace : dès qu'on dit que tel individu est proche, il s'agit d'un rapprochement concret. Pour ce qui est du rapprochement mental, bien que dans l'âme des deux individus, un rapprochement s'est installé, cela ne veut pas dire qu'à tout moment, ce rapprochement se manifeste de façon visible. L'individu en question aime son proche parent ou son ami, il se sent très lié à lui mais ce lien n'est pas visible en lui à tout instant ; à certains moments, ce rapprochement se manifeste, lors de moments de joie intense ou bien à D. ne plaise, lors d'événements de grande peine car dans ces moments-là, l'homme fait participer ses proches aux événements qui lui arrivent.

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Et voici qu'après avoir explicité ce que représente l'essence même du rapprochement dans ce monde-ci, penchons-nous sur la terminologie relative au rapprochement : Y a-t-il une ressemblance lexicographique du terme « rapprochement » lorsqu'il se réfère à ce monde-ci et à Hashem ?

D'un point de vue spatial, nous avons déjà signalé que personne n'est plus proche de l'homme que ne l'est Hashem étant donné que « aucun endroit n'est vide de Sa présence ». Ainsi, l'homme et Hashem se trouvent ensemble constamment, de façon authentique et ne se séparent jamais. Pour ce qui est du rapprochement dans ce monde-ci, rien n'est constamment proche de l'homme. Même si une chose est proche de lui, ils ne sont jamais vraiment au même endroit. Cependant il n'en est pas ainsi avec Hashem : l'homme et Hashem sont sans cesse proches l'un de l'autre et ce rapprochement spatial n'a pas son pareil, étant ce qu'il y a de plus supérieur dans ce monde-ci. D'un point de vue familial ou amical, une phrase toute faite nous transmet le message suivant : « Vous êtes des fils pour Hashem votre D. » et il est écrit : « Ton ami et l'ami de ton père, tu n'abandonneras pas ». Ne sommes-nous pas les fils du Créateur et ses amis, comme il est écrit re'ekha, ton ami.

Il s'avère donc que l'homme est proche du Créateur du monde, à la fois du point de vue spatial (« Aucun endroit n'est vide de sa présence »), du point de vue familial (« Vous êtes des fils pour Hashem votre D. ») ou encore du point de vue de l'amitié (« Ton ami et l'ami de ton père, tu n'abandonneras pas »).

Cependant, que manque t'il dans ce rapprochement ? Il manque ce qui constitue l'essentiel du livre. Ainsi, dans ce monde-ci, lorsqu'on est proche de quelque chose dans l'espace, on peut ressentir cette proximité de façon palpable. Le proche parent de quelqu'un, entre autre son père, son fils, son oncle ou son cousin, éprouve un rapprochement familial avec cet individu. Il sent qu'il est son fils, son père ou encore son oncle...Celui qui a un bon ami ressent qu'il a un ami ; son âme ressent cela avec encore plus de lucidité. Cependant, le rapprochement avec Hashem est-il du même ordre que les types de rapprochement mentionnés ci-dessus, à savoir spatial, familial ou amical ? Ressent-on une proximité avec Hashem sur tous ces points ? Lorsque nous disons : « Aucun endroit n'est vide de Sa présence », savons-nous simplement que sa présence est partout ou bien la ressentons-nous en tout endroit ? Il faudrait pour cela ressentir cela tout le temps étant donné qu'Hashem se trouve avec nous à tout moment. Le rapprochement familial : Savons-nous simplement que nous sommes les enfants d'Hashem ou bien ressentons-nous au plus profond de notre cœur que nous sommes les enfants du tout-puissant et que notre amour envers Lui est enraciné et établi comme l'amour qui lie le fils et le père ? Pour ce qui est de la proximité due à l'amitié, re'ékha, ton ami : Hashem est appelé notre ami. Savons-nous simplement que nous sommes ses amis ou bien notre âme ressent t'elle parfaitement cela ?

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Il s'avère que nous sommes proches d'Hashem à tous les stades de proximité mais que celle-ci reste une simple connaissance. La plupart des êtres humains savent qu'il existe une proximité avec Hashem mais ne la ressentent pas dans l'espace. Ce qui manque chez l'homme, c'est de sentir qu'Hashem est à toute heure près de l'homme, en l'homme, de sentir que nous sommes véritablement ses fils, ses amis. Car bien que nous soyons proches, il manque un rapport palpable de proximité palpable. D'un point de vue matériel, cette proximité est concrète et sentimentale. Cependant, pour ce qui est spirituel, nous savons que nous sommes proches de lui sans toujours ressentir cela en nous.

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Afin de ressentir cela, il faut remarquer que même en ce qui concerne des thèmes matériels de ce monde-ci, toute proximité n'est pas forcément concrète. Nous donnerons un exemple pour illustrer ces deux types de rapprochement, spatial et familial, à savoir comment cette proximité peut-elle ne pas être visible à l'homme.

Avant la découverte du microscope, aurait-on demandé à l'homme s'il était entouré de microbes, à quelques centimètres de lui ? Ce dernier aurait répondu de façon on ne peut plus résolue et aurait juré même sans aucun scrupule qu'il n'y a autour de lui aucun microbe. Cet homme se trompe totalement : des milliers de microbes se trouvent à ses côtés mais ne sont pas visibles par l'homme ; même s'il médite longuement là-dessus, il ne voit rien et c'est pour cela qu'il est sûr que cette chose n'existe pas. Cependant, c'est totalement faux. N'est-ce pas qu'un homme peut être très proche d'un autre d'un point de vue spatial sans même le savoir.

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Prenons encore un exemple relatif à la proximité familiale : De nombreuses personnes sont venues en Israël après la Shoa, presque sans aucun membre de leur famille et la solitude, sans famille, les menait à la déprime ; c'est avec une grande détresse qu'ils se mirent à chercher une quelconque progéniture, la moindre trace de leur famille. A quoi cela ressemble t'il ? Un individu habite dans un immeuble et n'a pas des liens fraternels, pour le moins qu'on puisse dire, avec son voisin du dessus. Chacun d'entre eux embête son voisin depuis des années. Vingt ans après, ils apprennent de manière fortuite qu'ils sont membres de la même famille, ce sont des petits cousins et qu'à part eux, ils n'ont personne d'autre dans le pays ou même dans le monde. Ainsi, un individu peut avoir des liens de parenté très proches avec quelqu'un d'autre, étant son unique proche parent dans le monde entier, et il peut le connaître très bien puisqu'il habite dans un environnement spatial très proche de lui mais du fait qu'il a oublié qu'il était un de ses proches parents, ce sentiment de proximité mentale a disparu de lui.

Nous avons en face de nous deux exemples très clairs, à la fois d'une proximité spatiale et parentale où l'homme est très proche de cette chose-là mais aussi très loin d'elle car il ne sait pas qu'il en est proche.

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En effet, cela ressemble à toute sorte de rapprochement de l'homme vis-à-vis de Hashem, comme nous l'avons rappelé : l'homme est proche de son Créateur dans l'espace mais comme il ne le voit pas à côté de lui, puisqu'il est dit « aucun être humain ne me verra et restera en vie », il ne sent pas qu'il est proche de son Créateur. Il sait qu'Hashem est son père mais il ne le ressent pas au plus profond de son cœur. Il sait qu'Hashem est son ami mais il ne le sent pas dans son for intérieur. Si on racontait à un individu dont le père n'est plus de ce monde depuis de nombreuses années, que son père est encore vivant et qu'il a la possibilité de le voir, son cœur se remplirait de joie et d'allégresse car il a encore la possibilité de voir et de connaître son père ; cette idée de ne plus savoir ce que représente un père était une idée fausse.

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Quiconque ne s'est pas efforcé pleinement de connaître Hashem notre véritable père, ne connaît pas son père. Peut-être sait-il qu'il existe mais il ne le connaît pas, comme celui qui sait que son père est à l'étranger mais qu'il ne l'a jamais vu. Un homme qui ne s'est pas efforcé de connaître son Créateur, non pas par le biais d'une connaissance logique mais dans son propre cœur, sait bien entendu qu'il a un père mais ne le connaît presque pas. A l'inverse, celui qui fait de véritables efforts et a le mérite de connaître son Créateur, son père qui est aux cieux réalise qu'avant, non seulement il ne ressentait pas la présence d'Hashem près de lui mais il ignorait complètement ce que représente un père dans les cieux. En effet, il n'avait aucun moyen pour discerner qui était Hashem, comme le signalent les termes suivants : « Vous êtes les enfants d'Hashem votre D. », ce qui décrit le rapport fils - Hashem. Il ne s'agit pas là d'une connaissance intellectuelle mais plutôt d'une acquisition de l'âme. Le rapport père - fils ne trouvera jamais la même profondeur existentielle qu'entre les hommes et Hashem car cela est bien au-delà de la connaissance humaine et des définitions logiques de l'être humain. Il s'agit pour un fils de reconnaître son père, dans sa nechama, dans son âme. Lorsque notre sainte thora dit : « Vous êtes les enfants d'Hashem votre D. », il faut non seulement comprendre l'évidence de son sens, à savoir que de la même manière que l'homme a un père matériel, il a un père spirituel (Hashem donne le mérite à tout homme de ressentir au moins cela) mais l'homme ne comprend là que l'aspect superficiel de cette notion et non son intériorité, mais aussi l'intériorité du concept existentiel fils d'Hashem, ce à quoi l'homme peut accéder uniquement s'il le ressent dans son for intérieur et non pas lorsqu'on tente de le lui expliquer par de simples définitions et délimitations.

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Réfléchissons un instant à une rencontre citée dans la thora entre un père et son fils, à savoir celle de Yaacov et Yossef. Lorsque Yaacov et Yossef se sont rencontrés, il est dit (Genèse, 46, 29) : « Yossef fit atteler son char et alla au devant d'Israël son père, à Gochen. A sa vue, il se précipita à son cou et pleura longtemps dans ses bras ». Réfléchissons au temps que Yossef tomba à genoux devant son père. Il est dit : « Il se précipita à son cou ». Nos sages ne disent-ils pas dans Rachi que « Yaacov n'est pas tombé au cou de Yossef et il ne l'a pas embrassé, il faisait kriyat chema ». Combien de temps Yaacov mit-il pour faire le chema ? Une demie heure, une heure, peut-être même plus mais toute forme de lien semblable à « il se précipita à son cou » ne dura pas longtemps. Pendant 17 ans, ils n'avaient pas vécu sous cette forme de lien. Il est certain qu'après, Yaacov était lié à Yossef et Yossef était lié à Yaacov mais la manifestation de ce lien ne dura qu'un bref instant. Celui qui veut comprendre ce que représente un lien entre un fils et son père qui est aux cieux devra apprendre de cet exemple que l'on vient de citer. Le lien entre un fils et son père céleste sera quelque peu différent : le fils peut sans cesse se trouver dans un processus de « Il se précipita à son cou » car telle est la forme de vie qu'il manifeste pour montrer qu'il est lié à Hashem (bien sûr, l'enlacement existe mais il est relatif à une forme de vie en général). On ne peut enlacer constamment un père matériel et sauter à son cou à toute heure. Cependant, avec notre D. céleste, l'homme peut se mettre en contact avec lui à toute heure. Lorsqu'un homme mérite qu'Hashem réside en lui, comme il est dit : « Et je résiderai parmi eux », dans son cœur ouvertement, il est alors relié à Hashem continuellement comme on l'a vu précédemment en décrivant la rencontre entre Yossef et Yaacov, son père et bien plus encore. Tel est le lien intérieur de l'âme humaine envers Hashem. Telle est la forme de vie d'un juif qui vit dans une authentique intériorité.

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Imaginons-nous devant la scène qui décrit la rencontre entre Yossef et son père. Si le téléphone portable de Yossef s'était mis à sonner à ce moment-là, aurait-il répondu au téléphone ? Ou bien, à cet instant, rien ne l'aurait intéressé ? Yossef se trouve en Egypte, au milieu d'une terre étrangère où il a vécu de longues années de solitude et voici qu'arrive le moment où il sort de cette solitude et rencontre son père, a-t-il le temps de s'occuper d'autre chose ? En effet, un juif authentique vit de telle sorte à ce qu'il est lié en permanence avec le Créateur du monde. Après tout, il vit dans un monde matériel et il est obligé d'avoir affaire à ce monde dans une moindre mesure, cependant, son âme est sans cesse liée au Créateur du monde. Qu'il soit affairé dans la spiritualité ou dans la matérialité, jamais l'âme ne se détache de son Créateur. Même au moment où il prend son téléphone, il est lié au Créateur et ne se laisse pas écarter de cette connaissance et de ce lien intérieur qui le relie à son Créateur à tout instant. Un juif doit vivre ainsi. Tel est le lien à la fois unique et particulier que l'homme a dans ce monde ; sa famille, il l'abandonne un jour ou l'autre pour rester seul mais le seul lien que l'homme peut renforcer, que ce soit dans ce monde-ci ou dans le monde à venir, ne peut être coupé, c'est celui avec Hashem. Au Gan Eden, un homme ne se retrouvera pas forcément à côté de son père, son fils ou son oncle...mais seulement avec Hashem. Tel est le lien que l'homme doit essayer d'acquérir pour lui dans ce monde-ci et dans le monde futur. Le lien avec sa famille est un lien réel mais un jour, il sera coupé. Cependant, le lien avec Hashem est éternel et ne sera jamais déconnecté. Celui qui veut avoir un vrai ami, qu'il prenne Hashem comme véritable ami ; Hashem sera avec lui en tout endroit et ne l'abandonnera pas même un seul instant.

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Tant que l'homme n'a pas forgé en lui un lien véritable avec Hashem semblable à celui qui relie les membres d'une même famille, ce que nous avons dit précédemment, il ne peut pas ressentir ce rapprochement spatial convenablement. A savoir, qu'Hashem est près de lui dans l'espace et qu'Il est proche de lui. Plus l'homme se lie à Hashem dans l'intériorité de son cœur, plus il parvient à ressentir de façon parfaite au plus profond de son âme qu'Hashem se trouve véritablement à côté de lui à chaque instant, à chaque heure et à chaque endroit. Plus le rapprochement de l'homme envers Hashem est grand, plus l'homme est intrinsèquement lié à Hashem dans chacune de ses veines, lesquelles font vibrer son cœur. Ainsi l'homme pourra sentir Hashem tout près de lui comme à D. ne plaise, loin de lui.

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Nous avons recherché le but de la vie qui n'est autre que le fait de se rapprocher d'Hashem et essayé de voir à peu près à quoi ressemble l'homme qui est relié à son Créateur ; en effet, cette proximité n'est pas une petite chose dans la vie mais bien au contraire, c'est toute l'essence de la vie d'un homme qui se retrouve dans cette recherche de proximité avec Hashem. A présent, il importe à tout homme de vérifier s'il veut vivre de cette manière ou bien préfère t'il continuer à vivre cette vie illusoire qui lui semble être une vie tranquille, sans les difficultés que comportent le rapprochement avec Hashem. Chaque individu doit chercher à savoir s'il veut vraiment se lier à Hashem tout au long de sa vie. Si l'homme a fait ce questionnement et a choisit cette voie, heureux soit-il ! S'il fait des investigations mais voit qu'il ne veut pas emprunter cette voie, il doit multiplier ses prières auprès d'Hashem afin qu'Il l'aide à vouloir vivre une vie remplie d'authenticité, à sortir de cette vie « hefker » ou vide de sens mais qui ressemble à la vie, et qu'il puisse enfin désirer d'appartenir à une vie authentique, une vie dont il est dit : « Et vous qui vous êtes liés à Hashem votre D., vous vivez tous aujourd'hui ». Nous n'avons pas encore parlé du moyen qui nous permettra de nous rapprocher d'Hashem mais uniquement de la volonté de nous rapprocher et de nous lier à Lui.

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Essayons d'aider l'homme à vouloir se rapprocher et s'attacher à Hashem. Chacun sait qu'un jour ou l'autre, l'homme abandonnera ce monde, comme il est dit : « La finalité de l'homme est de mourir ». Voilà que chacun veut repousser au maximum le moment de sa mort, être sauvé du Guéhinam (enfer) et mériter le Gan Eden. Quelle sera l'occupation de l'homme au Gan Eden ? Le Ramhal dit au début de son livre intitulé « Messilat Yécharim » : « L'homme n'a été créé que pour jouir d'Hashem et profiter du rayonnement de Sa présence ». Telle est la principale jouissance au Gan Eden. Par conséquent, si l'homme ne s'est pas lié à Hashem véritablement dans ce monde-ci, il n'aura pas vraiment d'occupation au Gan Eden ! Le véritable Gan Eden est ce qu'on appelle véritablement le rapprochement avec Hashem. Celui qui refuse de se rapprocher de son Créateur, que fera t'il au Gan Eden ? E si l'homme veut profiter de ce monde et prétend qu'en quittant ce monde, il désirera s'attacher à Hashem ?! Certes, cela ne sert à rien comme nos sages l'ont déjà dit, à savoir que là où la pensée et le cœur de l'homme seront établis dans ce monde, il en sera de même dans le monde futur. Ainsi, si la pensée et le cœur de l'homme ne sont pas liés à Hashem dans ce monde-ci mais à d'autres choses, il en sera de même dans le monde à venir. Et même s'il veut là-bas s'attacher au Créateur, il n'y parviendra pas car il sera contraint au monde futur de s'attacher à ce à quoi il s'était lié dans ce monde-ci.

Par conséquent, l'homme ne peut séparer ces deux choses, à savoir que dans ce monde-ci, il ne se lie pas à Hashem et dans le monde à venir, il le sera ! L'homme doit être attaché à Hashem à la fois dans ce monde-ci et dans le monde futur, sinon, ce sera nulle part. (Bien sûr, il existe un tikoun (réparation) pour celui qui n'est pas parvenu à mener sa vie dans le sens qu'il faut). Ainsi, l'homme doit comprendre que si dans ce monde-ci, il ne s'est pas lié au Créateur, forcément au Gan Eden ou au monde futur, il ne le sera pas et par conséquent, il n'aura rien à faire là-bas. L'homme doit méditer longuement cela, à savoir qu'il perd son éternité du fait qu'il ne s'est pas attaché à Hashem dans ce monde-ci. Le monde à venir est appelé « un monde où tout est bien ». De quel bien s'agit-il ? Le Ramhal écrit : « Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien »... « Uniquement cela est bien et celui qui pense que quelque chose d'autre l'est se trompe, n'étant que pure vanité et néant » car rien n'est bien à part de se rapprocher d'Hashem et si l'homme ne s'attache pas et ne se lie pas à Hashem, il n'appartient pas au monde où tout est bien. Et forcément, pour mériter ce bien au Gan Eden et au monde à venir comme le dit le verset « Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien », l'homme doit forcément jouir dans ce monde-ci de ce bien, de cette proximité avec Hashem comme il est dit : « Pour moi, la proximité avec Hashem me fait du bien ».

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En ce qui concerne ce monde-ci, dans le domaine du commerce, on réalise une fois par an un inventaire. Pour cela, on est contraint de fermer le magasin et de recenser ce qui a été vendu et ce qui est resté en magasin. L'homme doit agir aussi de la sorte avec lui-même. Il ne doit pas faire un inventaire mental d'un quart d'heure, d'une demie heure, d'une heure mais il doit arrêter le cours de sa vie et doit s'interroger pour savoir s'il veut être proche d'Hashem ou pas. Dans ce cas, il doit se demander s'il est sur la bonne voie, celle qui mène véritablement à Hashem, à un rapprochement concret dont on a parlé préalablement. Peut-être emprunte t'il une voie certes de l'étude logique de la thora et pratique les mitsvot en ayant un court réveil aux choses mais cependant, cela ne le conduit pas à un véritable rapprochement avec Hashem. Nous sommes obligés de nous faire à l'idée claire et précise que nous voulons un véritable rapprochement avec Hashem et l'homme doit prendre le temps nécessaire pour obtenir cela tant qu'il n'aura pas reconnu clairement que toute la vie n'est valable que s'il y a un rapprochement, un attachement à Hashem. Ce n'est qu'après avoir compris clairement que l'intériorité de la vie n'est que proximité et attachement à Hashem qu'il devra chercher par quel moyen il peut mériter de se rapprocher d'Hashem.

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L'homme devra constater avec une parfaite clarté que tout le but de la vie n'est qu'un véritable rapprochement avec Hashem. Il devra éprouver un désir vrai de vivre une vie de proximité avec Hashem. A présent, l'homme devra comprendre et méditer sur ce chemin qui le conduit à mériter de vivre selon ce modèle de vie. L'homme peut penser que puisqu'il est plongé dans l'étude de la thora et la pratique des mitsvot, il ressentira certainement bientôt une proximité avec Hashem ! Cependant, c'est une erreur qu'ont faite de nombreux individus. Ils pensaient que la proximité avec Hashem venait en étudiant la thora et en pratiquant les mitsvot mais il n'en est rien.

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Nos sages disent : « Même les ignorants qui se trouvent parmi eux sont remplis de mitsvot comme la grenade ». Or, se pose le problème suivant : Pourquoi parle t'on alors d'ignorants ? Voici qu'ils ne sont pas du tout vides puisqu'ils renferment de nombreuses mitsvot, pareils à la grenade ! Rabbi David Pobraski, que sa mémoire soit bénie, donnait à cela une réponse surprenante ! Il disait qu'il est fort possible qu'un homme ait à son avoir de très nombreuses mitsvot, ait étudié la thora, fait du hessed (charité) mais on le définit cependant comme étant vide. Pourquoi ? La grenade comporte de nombreuses graines, chacune indépendante de l'autre. Non pas comme une pomme ou une poire où les pépins se trouvent dans une seule poche ; dans la grenade, chaque graine est indépendante de l'autre. Il en est de même des mitsvot que réalise un individu. Il peut étudier la thora et faire de nombreuses mitsvot mais tout est vide car chacune est séparée de l'autre, sans aucune connexion qui relie une mitsva à l'autre. La thora et les mitsvot doivent être réalisés dans une même poche, dans le processus d'une même construction et ne doivent pas provenir d'un monde de division. Un homme peut passer sa vie à étudier la thora et pratiquer les mitsvot tout en étant encore « ignorant ». Il n'a pas eu la chance d'intégrer cette notion d'intériorité qui unifie la thora et les mitsvot. Quel point unifie les mitsvot et toute la thora ? Il s'agit de cette proximité avec Hashem ! La thora doit être étudiée dans un processus qui respecte ce que dit le verset : « Sa présence, sa thora et Israël ne font qu'un ». Et c'est à travers la thora que l'homme doit se rapprocher de son Créateur. Les mitsvot viennent de la racine « tsavta », une équipe, un lien avec Hashem. Il s'avère qu'à la fois la thora et les mitsvot renferment un seul et même but intérieur, le rapprochement et le lien avec Hashem. Si l'on parvient à réaliser cet objectif, la thora et l'ensemble des mitsvot sont liés l'un avec l'autre et conduisent l'homme vers un même objectif. Cependant, si la thora et les mitsvot ne mènent pas l'homme vers ce rapprochement avec Hashem, c'est qu'aucun point ne relie la thora et les mitsvot qui malheureusement sont considérés comme isolés. Lorsque le cœur de l'être humain est vide de la présence du Créateur et qu'il n'existe pas dans son cœur ce qu'on appelle « Et Je résiderai parmi eux », ce point essentiel manque et bien qu'il y ait thora et mitsvot, l'homme n'a pas unifié son cœur à son père céleste ; ce point intérieur de proximité avec Hashem dans le cœur de l'homme est inexistant. Tout homme doit procéder à une introspection de soi et méditer pour savoir si au cours de sa vie, la thora, la téfila (prières) et les mitsvot ... le conduisent vers une véritable proximité palpable avec Hashem ou bien ses actes font partie d'un processus d'ignorance dépourvu de ce point d'unification interne de l'ensemble de la thora et des mitsvot.

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Il nous faut être très prudent sur ce point là. Nombreux sont ceux qui pensent et croient fermement que le chemin qu'ils empruntent est le vrai et qu'au fil du temps, ils mériteront de se rapprocher d'Hashem. Cependant, cela n'est pas toujours vrai. Parfois, on préfère répondre ainsi plutôt que de travailler davantage ; il est plus facile de croire que le chemin que l'homme emprunte est vrai et le conduira à un rapprochement concret avec Hashem. Quelle sera la réaction de l'homme si à la fin de sa vie, on lui montre que la voie qu'il avait entreprit toute sa vie n'était pas la bonne et qu'il n'est pas parvenu à se rapprocher d'Hashem de façon concrète ? Malheureusement, il sera trop tard ! L'homme n'aura plus entre les mains la possibilité de faire marche arrière et de recommencer à vivre différemment ! Bien sûr, il est difficile de prouver à quelqu'un que le chemin qu'il emprunte ne le conduira pas à se rapprocher d'Hashem concrètement. (Certes, il existe de nombreux moyens de se rapprocher d'Hashem mais nous nous efforçons souvent d'emprunter des chemins qui ne nous y conduisent pas, ceux-ci n'étant pas authentiques). Par conséquent, l'homme doit faire sa propre introspection et craindre que peut-être la voie qu'il emprunte n'est pas la bonne. Il ne doit pas prétendre que ce chemin est bon du fait qu'il a été emprunté par de nombreuses personnes qui sont parvenus à ce rapprochement avec Hashem. En effet, chaque chemin doit être vérifié de près par un être doté d'une grande compréhension des choses. Il ne faut pas s'en tenir aveuglément à ce que l'on entend ici et là. Ainsi, chaque individu doit vérifier en profondeur le chemin qu'il emprunte et implorer sans cesse Hashem de l'aider et de le diriger dans le bien afin de pouvoir trouver la voie de l'authenticité qui lui permettra de se rapprocher de Lui. Même s'il est sur une voie authentique, il doit prier pour réussir à la comprendre comme il convient. Car très souvent, le chemin est le bon mais l'homme ne sait pas le comprendre correctement. Enfin, chaque individu doit se choisir un chemin clair qui le conduira à un rapprochement avec Hashem. Il pourra demander à Hashem de le diriger sur la bonne voie, celle qui lui correspond.

one.jpgLa Croyance : Un Créateur est à l'origine du Monde

 

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Nous avons d'abord constaté que l'obligation de l'homme dans ce monde-ci et son objectif est de se rapprocher, de se lier à Hashem ; cela doit être toute l'aspiration de sa vie. A présent, nous nous efforcerons d'expliquer quelle est cette voie qu'il doit emprunter dans sa vie, comment l'homme doit vivre dans ce monde-ci et sur cette terre afin que cela le conduise à un état de proximité et de lien avec Hashem.

Nous allons signaler quelques commentaires dont la simplicité montrera à l'homme qu'il sait déjà ce dont on parle. Cependant, en réalité, celui qui en saisit le sens profond et intérieur sait que tout le travail de l'homme consiste à travailler sur ces choses simples et connues de tous. Comme dit le Ramhal au début de son livre Messilat Yécharim : « Le plus simple, c'est le mieux ». Le point crucial qu'il faut sans cesse avoir à l'esprit tout le long de ce chemin, c'est qu'il faut prendre les choses à l'état le plus simple et les appliquer le plus simplement possible. Plus l'homme prendra les choses telles qu'elles viennent dans leur simplicité, plus il se rapprochera de la vérité, d'Hashem. A l'inverse, plus l'homme s'armera de toutes sortes de tergiversations dans son esprit et essaiera de calculer chaque chose, plus il s'éloignera de la vérité et par voie de conséquence d'Hashem. Il faut comprendre que le secret de la vie intérieure de l'être humain est un monde qui renferme la simplicité de l'âme. Comme il est dit : « Ô Hashem, mon D., l'âme que tu as insufflée en moi est pure » et à la manière d'un enfant encore pur qui comprend les choses simples, l'âme doit aussi être intérieure à l'être humain. Ce point de pureté qu'il renferme en lui a besoin de choses simples. Pour susciter une lueur de vérité dans l'âme, laquelle représente le point pur et limpide, il faut utiliser la force de la simplicité. Telle est la clé de la voie que nous emprunterons pour nous diriger vers Hashem.

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Par quel point devons-nous commencer à travailler ? Il s'agit de la prise de conscience qu'il y a un Créateur à l'origine de la création du monde. Cette prise de conscience claire et simple que le Créateur a créé le monde apparaît en toute simplicité aux êtres humains ; ainsi, cette connaissance d'un Créateur à l'origine du monde doit se divulguer pour atteindre celui qui n'a pas encore mérité de marcher au seuil du judaïsme. Il convient de faire savoir à cet individu et de lui prouver qu'il y a un Créateur fondateur du monde, avec toutes sortes de preuves à l'appui. Cependant, à celui qui a grandi dans un foyer de croyants et fils de croyants qui gardent précieusement la sainte thora et dont toute la vie est plongée dans un monde de thora et de mitsvot, que faut-il lui apprendre sur l'existence d'un Créateur du monde ? Ne le sait-il pas déjà ? Cette simple réflexion de l'homme veut qu'il n'a pas besoin de penser à cela ; il est évident que la masse volumique de travail que l'homme doit réaliser commence d'un point beaucoup plus élevé dans la difficulté. Or, là se trouve l'erreur. En effet, tout homme doit réfléchir à ce point qui semble si simple, à savoir qu'il existe un Créateur à l'origine du monde !

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Cependant, cette réflexion vient toujours à l'esprit de l'homme : Que manque t'il à ma croyance pour affirmer l'existence d'un Créateur du ciel et de la terre ? Ai-je besoin d'apprendre les mystères comportementaux ou les propos des grands philosophes ? Là n'est pas notre intention. Nous parlons d'une croyance toute simple, celle qui consiste à affirmer qu'il y a un Créateur à l'origine du monde. Afin de comprendre pourquoi nous devons œuvrer dans ce sens, nous introduirons ce sujet par une anecdote qui nous éclairera. Un homme gagne au loto 20 millions de dollars. Le vainqueur est obsédé par cette idée, en marchant, en se levant ou en allant se coucher. Il marche dans la rue et pense à cela, il se couche et ses réflexions ne s'orientent que vers cela ; il lui est extrêmement difficile de se couper de sa victoire à la loterie et de penser à ce qu'il fera de cet argent. A l'inverse, celui qui n'a pas emporté le gros lot n'y pense plus trop, bien qu'il ait entendu le nom du vainqueur. Réfléchissons un instant sur l'attitude du vainqueur et du perdant. Tous deux savent clairement qui est le vainqueur. Cependant, toute la pensée du vainqueur est plongée, liée à cette loterie. Par contre, le perdant a eu la même connaissance que le vainqueur mais n'y est pas lié, cela n'occupe ni son cœur, ni son esprit. A partir de cette anecdote, il est possible de mieux comprendre en quoi consiste notre croyance. Nous savons tous qu'il existe un Créateur à l'origine du monde ; cependant, la question est de savoir s'il s'agit de la connaissance du vainqueur ou du perdant dans cette anecdote. En d'autre termes, la connaissance qui consiste à savoir qu'il y a un Créateur à l'origine du monde est une connaissance qui accapare toutes les pensées et le cœur de l'homme, soit de façon cachée tout en le sachant pertinemment et par conséquent l'homme n'est pas relié 24/24 heures à cela. Ainsi, tout le monde sait qu'il y a un Créateur dans le monde mais combien de fois y réfléchissons-nous ? Combien sommes-nous liés et attachés à cette pensée ? Cette croyance en un Créateur du monde doit exister dans la réflexion de l'homme, dans son esprit et dans son cœur, à tout moment. Ce n'est pas uniquement une connaissance générale autour de notre vie ; nous devons faire en sorte que cette connaissance devienne la raison d'être de la vie de l'homme à tout moment et à toute heure.

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Nous avons écrit préalablement que le but et l'obligation de l'homme dans ce monde-ci est d'être proche d'Hashem et de se lier au Créateur du monde. Afin que l'homme se lie et s'unisse à cette pensée, il faut nécessairement que quelque chose existe. Si l'essence même de ce dont il veut se rapprocher et s'unir n'existe pas, comment peut-il s'attacher à quelque chose d'inexistant ? Afin que l'homme puisse se rapprocher et se lier à Hashem, il faut nécessairement qu'il sente clairement qu'Hashem existe. Si l'homme essaie de se rapprocher d'Hashem avant que son cœur ne ressente qu'il existe un Créateur du monde, il lui manque la reconnaissance de l'existence du Créateur ; ainsi, il essaie de se rapprocher de quelque chose dont son cœur n'a pas encore senti pleinement l'existence. Ainsi, le premier travail d'un juif est d'abord de sentir dans son cœur l'existence du Créateur et seulement après, il devra s'efforcer de se rapprocher de Lui.

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Il y a la ‘hokhma (l'intelligence), la bina (le discernement) et le daat (la connaissance). La ‘hokhma correspond à la connaissance des éléments qui nous entourent dans leur sens littéral. La bina représente une compréhension des choses en profondeur et le daat représente un lien direct à cette chose ; là, l'être est complètement lié à cette chose. Comme il est dit : « Les cellules se rempliront de connaissance ». Cela signifie que les cellules du cœur de l'homme sont remplies de cette connaissance ; elles sont entièrement ouvertes à la connaissance, celle qui représente la parfaite connaissance, à l'état pur. Ce que l'homme connaît sans pour autant remplir son cœur et ses pensées, c'est ce qu'on appelle une connaissance partielle. Quant à la connaissance parfaite, elle ne peut exister que